Dans le récitLa photo de l’absente
Sur le portrait de 1912, quelqu’un a disparu sous les ciseaux. Dans la famille de Camille Vallet, le cadre a toujours été là. On connaissait les visages, les places, l’histoire transmise avec l’image. Mais une découpe transforme le portrait en question. Puis une plaque entière révèle une cinquième femme : celle que la famille ne regardait plus.
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La photographie représentait quatre personnes devant la façade sud des Ormes. Camille connaissait leurs noms parce qu’on les lui avait appris avant qu’elle comprenne que les photos de famille avaient besoin de légendes. Auguste Vallet, moustache courte, ventre contenu par le gilet. Marguerite, sa femme, assise sous le rosier grimpant. Claire, leur fille aînée, en robe claire. Étienne, debout derrière elle, vingt-deux ans et déjà la bouche sévère qu’on retrouvait sur les photos de son père puis de Jeanne, sa fille, puis parfois dans le miroir…Lire l’extrait ↗