Dans le récitLe Fonds
Paris, 1882. Avant de comprendre l’impossible, il faut empêcher ses témoins de disparaître. Des lettres, des séances, des récits troublants passent entre les mains de ceux qui voudraient distinguer le trucage de ce qui résiste à l’explication. Mais conserver ne consiste pas seulement à empiler des documents. Une famille veut retirer une pièce. Un nom expose une personne. Une preuve a déjà son prix.
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De l’autre côté de la table, le notaire continuait de lire l’inventaire comme s’il n’avait rien entendu. La pièce sentait le charbon froid, le cuir et la poussière qu’on venait de déranger après des années. Depuis huit jours, les armoires du docteur Théodore Dervieux se vidaient par couches : traités de médecine dans les caisses numérotées, correspondance savante dans les cartons bleus, factures et comptes dans les chemises beiges. Il restait, contre le mur du fond, les boîtes sans destination.Lire l’extrait ↗