Dans le récitLe coffre de la sécurité 12
La lettre est de sa main. Elle porte la date de demain. Dans un coffre auquel elle seule devrait pouvoir accéder, Nora Veyrac trouve un message impossible. L’écriture lui appartient. La date, non. Entre ce qu’elle reconnaît et ce qu’elle n’a pas encore vécu, il reste une journée où tout pourrait devenir une confirmation.
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Le passager s’appelait Jérôme Cazal. Quarante-six ans, deux enfants, chef d’équipe depuis dix-neuf ans. Nora avait appris ces détails parce qu’ils figuraient au dossier, mais elle avait aussi vu la photographie jointe par l’avocat : un homme maigre devant un barbecue, une pince à la main, surpris en train de rire. Elle détestait ce genre de pièce. On prétendait qu’elle humanisait un dossier ; elle le savait déjà humain. Ce qu’elle faisait surtout, c’était donner un visage au risque d’avoir arrêté trop tôt.Lire l’extrait ↗