Dans le récitLa femme du train
Chaque matin, le train passe devant la famille qu’elle a perdue dans une autre vie. Mara Keane reconnaît une maison, des gestes, une intimité qu’elle croit avoir partagée. Derrière la vitre du train, ceux qu’elle aime semblent continuer sans elle. Ici, pourtant, elle n’a jamais eu leur place dans la famille.
Ouvrir le roman ↗Un instant dans les premières pages
La veille au soir, elle avait consulté les travaux prévus sur la ligne et choisi le train qui lui laissait neuf minutes de marge à Farringdon. Neuf, pas dix : dix l’aurait obligée à partir plus tôt pour rien. Mara n’aimait pas attendre lorsqu’elle pouvait transformer l’attente en calcul. Elle savait quelle sortie de Farringdon économisait deux feux piétons, quelle boulangerie ouvrait avant huit heures et combien de temps Farah mettait en moyenne à répondre à un message portant le mot urgent. La plupart de ces informations n’avaient aucune…Lire l’extrait ↗